04.02.2010

Renan Luce. "Encore meilleur quand ça vient de ma région"

Interview parue le 4 février 2010 dans Le Télégramme
blog-luceGPD.gifDeuxième album, deuxième récompense au Grand Prix du Disque du Télégramme pour Renan Luce. Après avoir remporté le prix du meilleur premier album 2006 avec «Repenti», le Morlaisien reçoit le Coup de coeur des internautes pour «Le clan des miros».


Parmi la sélection des trente albums de 2009 en lice pour le Grand Prix du Télégramme, les internautes ont élu «Le clan des miros». Comment réagissez-vous à l'obtention de cette nouvelle distinction ?

J'en suis ravi ! Un nouveau prix, c'est toujours un plaisir, et c'est encore meilleur quand la reconnaissance vient de ma région. J'ai une énorme affection pour le Pays de Morlaix et la Bretagne. Savoir que les gens y ont apprécié mon disque, c'est évidemment un très grand bonheur.

C'est peu de dire qu'il a été apprécié. Vous obtenez 46% des voix, soit plus de 11.000 votes en votre faveur. Seule Gwennyn avec 37 % des voix et son album «Mammenn» est parvenue à tenir la cadence...

J'en suis très surpris. Je peux simplement dire que c'est génial !

Le Coup de coeur correspond au prix du public. Le jury a attribué le septième Grand Prix du Disque du Télégramme aux frères Morvan. Que pensez-vous de ce choix ?

J'ai beaucoup d'affection pour les frères Morvan. Je les ai rencontrés au dernier festival des Vieilles Charrues à Carhaix, et je les ai trouvés très touchants, et très alertes! Ce fut une belle rencontre. En fait, je ne connais pas deux personnes comme Henri et Yvon Morvan ! Je comprends le choix du jury parce qu'ils sont vraiment exceptionnels.

Vous venez de donner sept concerts à Nice avec Les Enfoirés. Pourquoi le thème de cette année est-il «La crise de nerfs» ?

C'est une manière de dire qu'en ces temps de crise, c'est peut-être encore plus important de taper du pied, de hausser le ton afin que toutes les personnes qui n'ont pas à manger toute l'année puissent être enfin nourries. C'est une cause qui touche toute la troupe, même si c'est aussi un plaisir d'être ensemble.

 Qu'avez-vous chanté avec Les Enfoirés ?

Des petits bouts de petites choses. Je participe à l'introduction du concert avec «XXL» de Mylène Farmer, je chante «À la campagne» de Bénabar, un bout de «Ta main» de Grégoire. Plus plein de petites interventions par-ci par-là.

Vous avez repris votre propre tournée et vous produisez ce jeudi (4 février 2010) dans le Nord à Denain. Le show est-il bien rodé ?

Oui, je suis content qu'on soit arrivé à ce stade de maîtrise. Des automatismes sont nés, du coup, on joue plus relâché. Je ressens moins de pression et suis très heureux en montant sur scène. C'est un peu le défouloir. Je trouve ça hyper agréable.

Quelles chansons du «clan des miros» le public préfère-t-il ?

«Nantes» passe très bien sur scène. Mais il y en a d'autres : «Le clan des miros» ou «La fille de la bande» font aussi partie des très bons moments.

Les spectateurs sont-ils toujours aussi enthousiastes ?

Oui, et je remarque que le public est de plus en plus large. Cela va des enfants aux personnes âgées, même si la majorité est plutôt jeune. Des gens sont là pour s'amuser et participer, d'autres pour écouter, et ce mélange permet de vivre des concerts originaux, très intéressants.

Propos recueillis par Frédéric Jambon


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