10.02.2011

Tri Yann. "Rummadoù"

GIF-Tri Yann.gifInterview parue le 10 février 2011 dans la page Musiques du Télégramme

Jean-Louis Jossic, chanteur-fondateur de Tri Yann, lève le voile sur le nouvel album du groupe.


«Rummadoù» («Générations») part de l'an 463 pour arriver au XXIe siècle. Est-ce un disque d'histoire ?

D'Histoire et d'histoire(s). Nous faisons des albums à thèmes. Là, nous nous sommes intéressés à un jeune Écossais parti piller la Cornouailles où il rencontre sa belle. Le couple doit ensuite fuir Angles et Saxons. Il se réfugie de l'autre côté de la Manche, dans les monts d'Arrée, où il fonde une famille. Le disque raconte ce que deviennent ses descendants.

Beau prétexte pour naviguer de la musique ancienne à celle d'aujourd'hui... Nous avons toujours aimé pratiquer un mélange de musiques anciennes, celtiques et actuelles.

Dans «Rummadoù», nous suivons un ordre chronologique. J'ai aussi essayé de conserver le langage et les tournures de chaque époque.

Un croisé, des soldats, l'amant de Marion du Faouët, une crêpière, un baleinier, un globe-trotter figurent dans votre galerie de portraits. Comment avez-vous choisi vos caractères ?

Nous sommes partis des 80 mélodies qu'on avait au départ, réduites à 20 et réparties selon les périodes qui leur convenaient le mieux. Elles suggéraient les personnages que nous avons créés.

Quelle chanson résume le mieux l'esprit de l'album ?

Peut-être «Nakar Bihan, fille follette». Elle synthétise musiques anciennes et contemporaines, en devenant de plus en plus rock au fur et à mesure qu'avance le morceau. C'est une chanson pour les enfants, mais dans laquelle les adultes remarqueront plein de doubles sens...

Entamez-vous la tournée des 40 ans du groupe la tête pleine de projets ?

Bien sûr, le premier étant de passer ensuite le cap des 50 !


Propos recueillis par Frédéric Jambon

Écrire un commentaire