02.06.2011

Cécile Corbel : SongBook vol 3, renaissance

GIF-Corbel.gifInterview parue le 2 juin 2011 dans la page Musiques du Télégramme

Ses deux albums liés au film d'animation «Arrietty» sont disques d'or au Japon. CécileCorbel n'oublie pas son propre répertoire folk-pop celtique. Elle publie «Songbook volume 3».


 

La numérotation de votre «Songbook» est trompeuse. Combien avez-vous déjà sorti d'albums ?

 

C'est le troisième de la série des Songbooks mais c'est effectivement mon sixième album, si l'on compte un premier sorti en 2005 et les disques d'«Arrietty».

 

À quoi renvoie le mot «renaissance» sur la pochette de votre nouveau disque ?

 

Il a plusieurs sens pour moi. C'est déjà un clin d'oeil à «Renaissance de la harpe celtique», un album d'Alan Stivell qui m'a beaucoup marquée. Renaissance aussi parce que, avec l'aventure japonaise, les chansons de ce disque ont dormi presque deux ans dans les tiroirs. Enfin, le mot traduit un retour à un son plus acoustique. «Songbook 2» était très léché, avec des arrangements orchestraux. Le «3» est plus roots, même si pas mal de musiciens y ont participé.

 

Le disque ouvre sur «Brian Boru», un traditionnel irlandais. Pourquoi y avez-vous ajouté des paroles françaises ?

 

J'avais adoré la version qu'Alan Stivell a faite de ce morceau et j'ai eu envie de le reprendre en suivant sa direction. Il m'a inspiré un texte évoquant le retour au pays, en Bretagne, ce qui représente encore une autre forme de renaissance. Il m'a semblé logique de commencer l'album avec cette chanson.

 

Les dix chansons du disque saisissent par la beauté de leurs mélodies. Est-ce pour vous le plus important ?

 

Les mélodies naissent lorsque je joue de la harpe en chantonnant. Le texte arrive plus tard. Pour moi, c'est la mélodie qui doit être la vectrice d'une chanson.

 

Les thèmes que vous chantez en anglais et en français flattent l'imaginaire. C'est votre but ?

 

Je ne suis pas une chanteuse à texte. L'idée de mes chansonnettes est de raconter des histoires avec des personnages forts, qui, je l'espère, feront rêver les gens. L'imaginaire celtique demeure pour moi une source inépuisable d'inspiration.

 

Comme dans votre chanson «Kings of the Fairies» ?

 

Elle raconte l'histoire d'un jeune homme enlevé par des fées. Il y a un souffle épique dans cette chanson, qui donne une musique un peu cinématographique. Lorsque je compose, j'espère générer des images chez les gens.

 

Quand donnerez-vous des concerts ?

 

J'ai une quinzaine de dates programmées cet été en Bretagne, dont le Festival de Cornouaille à Quimper, l'Interceltique de Lorient et la Saint-Loup de Guingamp.

Propos recueillis par Frédéric Jambon

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