15.06.2011

Ben Harper. "Le meilleur public du monde"

HARPER.gifInterview parue le 15 juin 2011 dans le hors-série du Télégramme sur les 20 ans du Festival des Vieilles Charrues

1999, 2001, 2008 : les trois passages de l’Américain Ben Harper aux Vieilles Charrues à Carhaix sont gravés dans les mémoires du public. Dans la sienne aussi.


Quels souvenirs vous ont laissé vos passages aux Vieilles Charrues ?
Le souvenir intense d’y avoir joué devant le meilleur public du monde !

Un concert vous a-t-il plus particulièrement marqué ?
Celui où j’ai porté sur scène le drapeau breton, qu’un fan m’avait offert. C’était lors de mon premier passage, en 1999.
Je me rappelle très bien aussi de la dernière fois, où l’on avait joué après Motorhead ! Ce sont de grands moments que je
n’oublierai jamais. Je retiens également l’extraordinaire hospitalité des organisateurs et celle des fans, avec tous leurs drapeaux et leur énergie. C’était tout simplement magnifique.

Votre photo avec le drapeau breton est devenu l’un des emblèmes du festival...
Elle a beaucoup d’importance pour moi aussi. J’ai très peu de photos sur le mur de mon bureau à la maison, mais celle-là en fait partie.
C’est un grand honneur pour moi de pouvoir être associé à un événement aussi majestueux. J’ai l’impression qu’il est intemporel.
Je pense que nous pourrons encore discuter des Vieilles Charrues dans vingt ans.

Les Vieilles Charrues diffèrent-elles des autres festivals où vous vous produisez ?
Les festivals ont beaucoup de points communs, mais ils génèrent aussi des situations qui les rendent uniques. Et la France de l’Ouest a une façon bien à elle, tout à fait originale, d’apprécier la vie. Je ne dirais pas que c’est comme en Espagne, mais ça y ressemble. Cela tient peut-être au fait que Bretons et Espagnols appartiennent à des communautés maritimes. Les gens y abordent les choses d’une façon un peu différente.

Avez-vous des affinités avec la Bretagne ?
Absolument. Je ne sais pas si les gens connaissent l’histoire, mais Jean-Pierre Plunier, l’homme qui a découvert ma musique et m’a aidé à la faire connaître au monde, est de Carnac. La première fois où j’ai joué sur scène en France, c’était en Bretagne.
En résumé, s’il n’y avait pas eu Carnac, il n’y aurait pas eu de Ben Harper (rires) !


Quand vous reverra-t-on aux Vieilles Charrues ?
J’y retourne tous les ans si on m’y invite !

Propos recueillis par Frédéric Jambon

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